BARKLEY 2018 : PARTICIPEZ POUR LA CAUSE DU DIABETE, GAGNEZ DES DOSSARDS !

Objectifs de la cagnotte

Je m’appelle David Limousin, j’ai 29 ans et j’ai la chance d’être retenu pour participer à la prochaine édition de la Barkley 100 miles qui aura lieu en mars 2018 dans le Tennessee aux Etats-Unis.

La barkley, c’est une course mythique car elle est considérée comme une des plus dure au monde de par le faible nombre de finishers (1% à peine). C’est le rêve un peu fou de tout coureur d’ultra trail, c’est le graal de l’aventure et de la découverte de ses propres limites.

Voilà pourquoi je crée cette cagnotte. Pour pouvoir réaliser ce rêve un peu fou et pour relever le défi avec comme compagnon de route mon diabète dans mon sac à dos. Lui qui m’accompagne depuis presque 10 ans !

Pourquoi participer à la cagnotte ?

Outre le fait de pouvoir payer les frais liés à la course, ce sera aussi l’occasion de faire parler du diabète, de sensibiliser encore plus de monde à travers ma participation, d’inspirer, et encore de partager ma gestion avant, pendant et après la course.

C’est donc à la fois l’occasion de me permettre de réaliser mon rêve et de faire un don pour une bonne cause.

Le budget prévisionnel est d’environ 2800€. Voilà comment il se décompose :
Voyage A/R : 1000€
Location voiture + Essence : 270€
Hebergement 3J pré-course : 150€
Inscription : 1,60€ + 1 plaque d’immatriculation (15€)
Ravitaillement : 100€
Equipements : 300€ (Chaussures, Bâtons, Cuissard)
Assistance +1 Personne : 1000€

Etant diabétique, je souhaite avoir une assistance sur place. C’est donc Coline ma chérie, qui s’occupera de mon confort et de mon diabète. Elle qui me côtoie au quotidien et qui connaît mes réactions face au diabète (hyperglycémies, hypoglycémies…), sera la plus à même de m’assister comme sur mes autres ultras.

Comment participer ?

Chacun participe du montant qu’il souhaite à la cagnotte en suivant le lien : https://www.leetchi.com/c/barkley-2018-avec-mon-diabete
Tous les paiements sont sécurisés !

A gagner ! Jeu concours

Je m’engage à faire un tirage au sort en live sur Facebook parmi tous les participants à la cagnotte à partir de 20€.
Lors de ce tirage au sort, qui aura lieu le samedi 3 mars à 14h, je ferai gagner :

  • 1 dossard pour le marathon de Paris 2018 (8 avril 2018),
  • 5 dossards pour le 10km de La Boucle du Diabète (2 juin 2018 au Parc de Sceaux),
  • 1 maillot du Type 1 Running Team.


Bref histoire sur la Barkley

Gary Cantrell alias Lazarus Lake ou « Laz », l’organisateur, s’est inspiré de l’évasion de l’assassin de Martin Luther King qui s’est enfuit avec 6 compagnions de la prison de Brushy Mountain dans la fôret du Frozen Head State Park. Il aurait parcouru seulement 13 km en 55 heures dans les bois…

Laz s’est alors dit d’un air sarcastique: « En 55 heures j’aurai parcouru au moins 100 miles (160 km)« .

De là est née la course considérée comme la plus dure au monde car moins de 1% des participants l’ont terminée à ce jour…

Lien vidéo : https://www.rtbf.be/auvio/detail_immersion-dans-la-barkley-course-a-pieds-la-plus-dure-du-monde?id=2204174

En savoir plus sur la course

La Barkley, c’est 100 miles théoriques (160 kilomètres) et 20000 mètres de dénivellé positif à parcourir en moins de 60 heures, sur cinq tours, à travers une fôret dense et très escarpée au départ de Frozen Head dans le Tennessee (USA).

Pour s’inscrire, il faut réussir à trouver le contact de Laz et passer une succession d’épreuves. Il n’y a pas de site internet, pas d’information. On se débrouille comme on peu. Et lorsque l’inscription est validée, on reçoit une lettre de condoléance du type : « Désolé, vous êtes retenu pour participer à la Barkley ». Ca donne un peu le ton.

Jusqu’à la veille de la course, on ne connaît ni l’heure de départ ni le parcours. On sait juste que le départ sera donné entre minuit et midi au moment où Laz l’aura choisi en soufflant dans une conque. A partir de ce moment, on a une heure pour se préparer et c’est parti…

Pendant l’épreuve, chacun des 35 concurrents doit prouver qu’il est bien passé au bon endroit en trouvant des livres cachés par Laz le long du parcours et arracher la page correspondant à son numéro de dossard. Le ravitaillement aussi est limité à son strict minimum : deux points d’eau seulement. Les boucles s’effectuent dans un sens puis dans l’autre, de jour, de nuit…de quoi en perdre la tête.

Depuis sa création, en 1986, seuls 15 coureurs sur un peu plus de 1000 participants ont réussi à achever la Barkley dans le temps limite de soixante heures. Et un seul a réussi cet exploit trois fois. Un extra-terrestre. Ca en dit long sur la difficulté de l’épreuve…

En savoir plus sur moi

Coureur d’ultratrail depuis quelques années, j’ai aussi la particularité d’être diabétique insulinodépendant.

En période de préparation je cours jusqu’à 6 fois par semaine selon l’objectif et j’arrive à gérer mes glycémies et mon alimentation au quotidien.

Dans le sport comme dans la vie quotidienne, j’ai le mental pour ne jamais rien lâcher et pour aller au bout de mes objectifs ! La course à pied me permet de trouver un équilibre et les épreuves liées à la gestion du diabète au quotidien façonnent mon mental.

C’est ainsi que je vais aborder cette course. Avec détermination.

En collaboration avec Delphine Arduini, nous avons créé une équipe de coureurs diabétiques affiliée à la Fédération Française d’Athlétisme : Le Type 1 Running Team.

Cette association est là dans le but de sensibiliser le grand public à la pathologie et de permettre aux diabétiques voulant partager leurs expériences de pouvoir le faire avec ceux désireux d’équilibrer leur diabète.

C’est une équipe représentée aux quatre coins de la France via plus d’une centaine de membres et qui permet à tout un chacun de pratiquer un sport en toute sécurité pour sa santé.

Nous organisons chaque année la Boucle du diabète qui aura lieu en 2018 le 2 juin au domaine départemantal du Parc de Sceaux(92). Ce sera la 3ème édition. Depuis le début, nous reversons 100% des inscriptions et des dons à la recherche pour le diabète. Ainsi, 10200€ ont été reversés à la dernière édition.

C’est une fierté et un honneur d’être le représentant d’une telle association.

Merci à tous pour votre soutien et vos encouragements.

 »Si tu as un rêve, tu te dois de le protéger. Si tu veux vraiment quelque chose, bas toi ! Point barre »
— À la recherche du bonheur —

#RunForDiabetes #Type1RunningTeam

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SINCÈRES CONDOLÉANCES – SIGNÉ LAZ’

Hier matin au réveil, j’ai reçu un étrange mail tout droit venu de la forêt de Frozen Head dans le Tenessee me confirmant ma selection àla Barkley, course considérée comme une des plus dur et déjantée au monde. Seuls 15 personnes sont allés au bout des 100miles théoriques depuis 1986 ! A mon tour de tenter ma chance !

Le lettre de Laz’

« Greetings and salutations; 

It is my regrettable duty to inform you that you have been selected to run in the 2018 Barkley Marathons.

Please understand that nothing good will come from this odious assignment.

I want to assure you that this is not a result of any shortcomings on your part.

It was nothing personal, that we are holding against you.

Sometimes Bad Things just happen to Good People.
You had every opportunity to avoid the onus of failure that now looms like a dark cloud on your horizon, as there were many others who could have been chosen.

However, the fickle finger of fate came down pointed squarely in your direction.

other than the mental disease or defect that led you to apply, only pure bad luck led to the selection of your name from among the potential victims.
There has long been a theological disagreement as to the outcome of our lives.

is our ultimate fate predestined, or do we have the free will to determine our own outcomes?

Well, meeting your demise somewhere out in the woods of Frozen Head is not strictly compulsory.
You may,

even at this late date,

escape the doom of your athletic pride,

by the simple measure of inventing some flimsy excuse and begging off.
There are individuals sharing your mental disease or defect (or whatever personal failing that has led you to apply) who have currently been assigned to the wait list.

They will, with misapplied joy, gladly shoulder the burden for you, leaving you to spend the remainder of 2018 in exultant celebration of your narrow escape from the jaws of fate.
Should you not come to your senses and withdraw, many of you will spend the remainder of the time you have, before being physically and mentally broken somewhere out in the Brushy Mountains, in a futile effort to acquire sufficient physical conditioning and hone your skills to the point that you have some chance of becoming number 16….
This will not happen.

There is no hope.

Your failure is predestined.

All you will do is prolong your suffering on the appointed date, before ultimately succumbing to the same fate as all the others.
Your time would be better spent in peaceful reflection; saying your goodbyes to loved ones, setting your affairs in order, and making peace with your god.
Laz »

L’aventure commence maintenant !


Reportage vidéo (8min) : https://www.rtbf.be/auvio/detail_immersion-dans-la-barkley-course-a-pieds-la-plus-dure-du-monde?id=2204174

La Barkley, c’est 100 miles theoriques (160 kilomètres) et 18000 mètres de dénivellé positif à parcourir en moins de 60 heures, sur cinq tours, à travers une fôret dense et très escarpée au départ de Frozen Head dans le Tennessee (USA).

Pour s’inscrire, il faut réussir à trouver le contact de LAZ et passer une succession d’épreuves. Il n’y a pas de site internet, pas d’information. On se débrouille comme on peu. Et lorsque l’inscription est validée, on reçoit une lettre de condoléance du type : « Désolé, vous êtes retenu pour participer à la barkley ». Ca donne un peu le ton.

Jusqu’à la veille de la course, on ne connait ni l’heure de départ ni le parcours. On sait juste que le départ sera donné entre minuit et midi au moment où LAZ l’aura choisi en soufflant dans une conque. A partir de ce moment, on à une heure pour se préparer et c’est parti…

Pendant l’épreuve, chacun des 35 concurrents doit prouver qu’il est bien passé au bon endroit en trouvant des livres cachés par LAZ le long du parcours et arracher la page correspondant à son numéro de dossard. Le ravitaillement aussi est limité à son strict minimum : deux points d’eau seulement. Les boucles s’effectuent dans un sens puis dans l’autre, de jour, de nuit…de quoi perdre la tête.

Depuis sa création, en 1986, seuls 15 coureurs sur un peu plus de 1000 participants ont réussi à achever la Barkley dans le temps limite de soixante heures. Et un seul a réussi cet exploit deux fois. Ca en dit long sur la difficulté de l’épreuve..

Grand Jour : Grand Raid Cathares

C’est le jour J. Celui que l’on attend depuis de longs mois de préparation. Celui que l’on redoute, celui que l’on admire. Aujourd’hui à 17h30, je serai parti pour environ 33h de course sur le Grand Raid Cathares au départ de Carcassonne. Une aventure à suivre en live jusqu’à samedi matin 3h, heure théorique d’arrivée !

Etat d’esprit

J’entame cette course de maniere sereine malgré le stress qui monte au fur et à mesure que le top départ approche. Je suis prêt à combattre le monstre jusqu’au bout !  


L’organisation m’a fait l’honneur de m’attribuer le dossard Numéro 1 à l’occasion de mes 8 ans de diabète, jour pour jour aujourd’hui. Deja 8 ans oui… 8 ans d’injections d’insuline (11680 fois). 8 ans de glycémies capillaires (23360 fois). Ca en fait des petits trous ! Et je compte pas le nombre de fois où mes sautes d’humeurs ont étonné, surpris, voir même agacé mon entourage. Bref, rien que pour ca, je lâcherai rien ! Et pour une fois, c’est moi qui vais donner la cadence à mon corps. Pas trop vite, doucement mais sûrement. 

Je vais probablement verser quelques larmes au départ pour relâcher la pression. Je vais sûrement passer par des stades où j’aurai l’impression d’être une machine, un guerrier, et par d’autres ou j’aurai le moral dans les chaussettes, où je serai dans l’obligation de faire une sieste dans le talus contre un arbre. J’aurai certainement des hallucinations et des pertes de lucidité mais tout ca réuni fait la beauté de ce sport qu’est l’ultra trail. Le dépassement de soi, la persévérance, la gestion. 


Voici quelques petites infos pour le suivi live de la course. 

Lieu : Carcassonne – Citadelle 
Distance / Dénivelé : 178km / 7800mD+
Départ : Jeudi 19 octobre à 17h30
Numéro de dossard : 1
Suivi live : http://chrono.geofp.com/grc2017/m/


Merci encore pour vos encouragements ! 

David 

#RunForDiabetes #Type1RunningTeam

ULTRA TRAIL DE LA BRIE DES MORIN – DANS LA PEAU DU SERRE FILE

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C’est l’ histoire de ma betite balade en tant que serre-File sur l’Ultra Trail de La Brie des Morin 2016 !

J’ai pas eu l’occasion de beaucoup courir mais qu’est ce que je me suis bien amusé ! J’ai passé mon temps a twitter, à envoyer des photos et des vidéos sur instagram…
Il paraitrait même que j’ai eu le temps de faire 68 vidéos en 87kms… et que j’ai pas eu une courbature..

Merci à l’organisation, aux bénévoles, à Madame le Maire et son mari, aux soutiens du Type 1 Running Team, c’était vraiment une chouette expérience humaine

Une aventure comme ça, ça se regarde, ça se raconte pas..

 

 

NO FINISH LINE – MON MARATHON DE L’ESPOIR

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No Finish Line 2016

De samedi 9 jusqu’au 13 avril à 20h a eu lieu la No Finish Line sur le champ de mars au pied de la dame de fer ! La No Finish Line ?!? Oui !! Et y’avait même des gens complètement fous qui tournaient sur un circuit d’1,3km comme des moutons car 1km parcouru = 1€ reversé pour soutenir des projets en faveur d’enfants défavorisés ou malades.

 

No Finish Line : Deux objectifs !

Le soir même du Marathon de Paris le 3 avril, suite à ma non-participation due à une cheville douteuse, j’ai décidé de reprendre l’entrainement. Les 43317 coureurs et le soleil m’ont convaincu qu’il fallait rechausser les asics pour un footing. Le lendemain j’ai remis le couvert avec une sortie trail de 10km/ 450D+, histoire de voir si la cheville était d’accord. Elle a aimé, je me suis alors décidé de faire la No Finish Line à Paris.

1 – Je me suis donc promis de courir un marathon sur la No Finish Line en guise de revanche pour tester ma préparation.

2 – Je me suis dis que j’allais parcourir plus de 100kms parce qu’il fallait que je rattrape les semaines perdues…

Dimanche : un premier jet à 35km

Dimanche 10, après 25km de VTT en gros braquet pour rallier Versailles à Vincennes, j’organisais avec l’association Type 1 Running Team, un entrainement assuré avec XRun dans le cadre de la boucle du diabète. Ensuite, avec les guerriers survivants, nous sommes allé prendre un dossard à la No Finish Line.

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Clélia (186kms) et Nicolas (163km) sur la No Finish Line

Il y avait là des coureurs qui avaient déjà largement plus de 100 kms dans les jambes en 24h et la plupart d’entre eux avaient passé la nuit à courir sous la flotte. Whoo’ ! Je pense en particulier à Nicolas et Clélia que j’ai vu tourner sans relâche pendant 5 jours.

On s’est donc mis à courir avec Adrien et Marie Laure , 1h puis 2h.. jusqu’à arriver doucement à 20kms. 

Un peu plus tard dans l’après midi, le coach Philippe Dheu m’a rejoint et on a commencé à envoyer du pâté.. ! Je pensais faire mon Marathon de l’espoir dans la journée mais le Versailles- Vincennes en gros plateau avait laissé des traces.. (Trace Gps du dimanche)

Mardi : juste pour le fun.

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Philippe Dheu, en préparation pour la Wings For Life Wolrd Run

Après une journée de travail bien remplie et deux jours de repos musculaire, on s’est dit avec Philippe qu’on allait courir « un peu » et reprendre par une petite séance de 30/30.  J’arrive à 16h30 et Philippe, en préparation pour la Wings For Life World Run (à suivre en live sur l’Equipe 21) avait déjà 1h45 dans les jambes avec un 20 x (40/30) à 20km/h... Je décide de ne pas relever ^^ :). On part pour 40 minutes de footing, puis on enchaîne sur 20 x (30/30) à 17km/h.. !

Pour redescendre en température on termine par un footing de récupération jusqu’à arriver à 30kms. A ce moment là, deux options s’offrent à moi : soit je rentre à la maison pour voir le PSG se faire later.. soit je me fais plaisir en continuant tant que tout les voyants sont au vert. La glycémie est au top, je me ravitaille quand il faut, je bois beaucoup d’eau, la gestion du diabète ne me pose aucun problème et j’ai les jambes légères. Je décide de continuer.

Au final, j’embraye jusqu’ à 42,195kms et je fais les 12 derniers km en 4’45/km. Quel pied ! C’était un peu l’occasion d’avoir ma revanche sur le marathon de Paris et de réussir mon premier objectif de la No Finish Line 2016. (Trace Gps du mardi)

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Il faut pas grand chose pour être heureux.

Mercredi, juste histoire de dire.

La veille au soir après le marathon du bonheur, j’ai fais un passage « express » de 2h sur la planche des kinés histoire de remettre les pièces dans le bon ordre. C’est donc en toute sérénité que je suis revenu avec le coach pour terminer la mission, parcourir 100kms sur la No Finish Line = 100€ reversés pour soutenir des projets en faveur d’enfants défavorisés ou malades.

Je sors du taf à 16h pour arriver sur site à 16h40. J’avais un peu moins de 2h pour parcourir les 23kms restants afin de réussir l’objectif. Les 3 premiers kilomètres se font en 5’30/km avec une glycémie ras des pâquerettes (0,9g). On va s’échauffer un peu avant d’attaquer. Il en reste 20 à parcourir sur 1h35 soit une moyenne de 13km/h. Avec le marathon de la veille ça va être tendu du genou !

C’était sans compter le soutien de Philippe, avec qui j’ai du parcourir environ 70km en tout sur les 3 jours de notre participation à la No Finish Line. L’allure est stable en 4’35/km sur les 20kms, la glycémie aussi. Le plan d’entrainement du Marathon de Paris à bien été assimilé. Challenge réussi. Merci Coach (Trace Gps du Mercredi)

L’année prochaine, je serais pas contre un 24h. On en reparle… Pour le moment, on se concentre sur la Boucle du diabète le 23 avril à Vincennes. Je vous y attends les bras grands ouverts.

#NoFinishLine #LaChaineDeLespoir #RunForDiabetes

 

 

TOUR DU MONT BLANC EN 4JOURS – RECIT COMPLET

ARTICLE AJD DECEMBRE 2015.pngDe vieux souvenir de l’été 2015 remontent aujourd’hui grâce à l’Association des jeunes diabétiques (AJD) en publiant ce récit. Celui de mon aventure autour du Mont Blanc cette été.

Dans le cadre d’une sortie entre amis cet été 2015, nous sommes allés faire le Tour du Mont-Blanc (Vidéo) en suivant le mythique circuit de l’UTMB, soit 153kms pour 9400m de dénivelé positif. La balade en Montagne s’est faite en 4 jours, avec environ 26 à 45 kms par jours, en passant par une dizaine de cols à plus de 2000m d’altitude dans 3 pays différents : la France, l’Italie et la Suisse. J’étais le seul « novice » avec Arnaud Racine et Guillaume Briffault. Tous les autres avaient déjà fait pleins d’ultras..(80 à 160kms… ou plus) Alors forcément, il y avait un peu de stress.

Sur des sorties comme ça, il suffit simplement de se laisser transporter par le vide qui nous entoure, par le majestueux tableau fait de roche et de glace qui se dresse devant et par les émotions qui nous prennent au trippes. Le tour du Mont-Blanc, ça fait chialer. Qu’on soit diabétique où pas. C’est la première fois que je me lançais dans une si belle aventure et j’avoue m’être posé des tas de questions sur ma gestion de l’effort et du diabète.

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Mont Joly – 2525m d’altitude. Vue sur le Mont-Blanc

JOUR 1 : 45kms 3500mD+4>

Le premier jour, nous sommes partis des Houches en contrebas de Chamonix pour rejoindre 45kms plus loin, le refuge de la croix du bonhomme (2443m). Une chose est sûre, c’est que même avec l’expérience de traileur acquise, je ne m’attendais pas à grincer des dents comme ça. J’étais déjà lâché dans la première ascension du col de Voza, foudroyé par une hypoglycémie que j’ai su gérer sans difficulté. Je savais que j’allais revenir sur les copains par la suite.

On a continué par le Mont Joly. On a pris 1450m d’altitude d’un coup. Fatalement, je suis passé en hyperglycémie à cause du resucrage. J’avais un bon 4,02g/L (Taux normal entre 0,8 et 1,26g/L). J’avais les jambes lourdes à ce moment-là. Il a fallu tirer sur les coudes pour monter. J’ai fait l’ascension en compagnie d’Arnaud qui lui était blessé au genou. En haut, la vue sur le Mont blanc était juste incroyable. Après 25kms dans les jambes, j’étais enfin prêt et équilibré. Je le suis resté pendant tout le trajet. Il m’a fallu un temps d’adaptation et c’est souvent comme ça au départ d’une course : La glycémie à tendance à jouer au Yoyo, jusqu’à ce que j’y trouve mon moment de plénitude… Partis à 8h du matin, nous sommes arrivés à 19h30 au refuge du bonhomme. Le Mont Joli (2525m) a laissé des traces, tout comme les sentiers rocheux du col de la fenêtre (2245m) et la dernière ascension au col du bonhomme (2412m). Une bonne soupe et au lit.

JOUR 2 : 45kms 2500mD+4>

J2 - Paysage Italie.jpg

Paysage d’italie

Le second jour, on est partis à la fraîche pour profiter des paysages. Les jambes étaient déjà chargées mais le moral était bien là. Les marmottes aussi. On s’est retrouvé dans un paysage exceptionnel, à la flore dense, au milieu de rien. Direction l’Italie par le col de Seigne avec un passage par le lac Combal, Courmayeur et le col Bertone jusqu’au refuge Bonati soit 45kms sur la journée.

 

Ce jour-là, j’avais les jambes pour courir. Je suis d’ailleurs arrivé le premier au refuge avec plus d’une heure d’avance sur les autres. Le soleil frappait très fort ce jour-là et la plupart se sont laissé avoir par l’insolation. A ma grande surprise cela n’a pas eu d’incidence sur mon diabète. On ressent en général plus des sensations d’hypoglycemie dans ces conditions. Mais là, je me suis resucré régulièrement, toute les 40 minutes et j’ai réduis ma basale de 90%. La gestion était bonne.

JOUR 3 : 37kms 1500mD+4>

Le troisième jour, On a eu une météo un peu moins clémente. On a grimpé le Grand Col Ferret (2490m) au petit matin et les rafales de vents étaient déjà bien présentes. Impossible de rester plus de 10 minutes en haut. Il faisait très froid. L’objectif de la journée était d’arriver en Suisse en début d’après-midi pour profiter du Lac de Champex et d’un peu de repos. La fatigue cumulée des 2 premiers jours se lisait sur nos yeux et dans nos mouvements. Des raideurs commençaient à se faire sentir. Comment allons-nous terminer la boucle ?

J3 - Lac champex.jpg

Lac de Champex (Suisse)

Lorsqu’on court comme ça pendant 8-10 heures d’affilée et qu’on est diabétique, on peut se permettre de bien manger. On doit d’ailleurs. Et ça, c’est le petit plus de l’ultratrail. Il faut prendre des forces pour transformer tous ces glucides en énergie, boire beaucoup d’eau et faire énormément de tests de glycémie. J’utilise le lecteur AccuCheck Mobile. Ça permet de ne pas avoir à transporter les aiguilles et tout le matos qui va avec.

JOUR 4 : 26kms 1900mD+4>

Le dernier jour, on est partis à 5h30 du matin, j’avais des courbatures partout. On a fait une variante pour écourter la balade car il nous fallait ensuite repartir sur Paris. Il fallait donc pas arriver trop tard sur Chamonix.

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Sommet du col d’arpette

Qui dit variante ne veut pas dire roulant. La fenêtre d’arpette (2665m) est un Amat de cailloux qui ne fait pas bon grimper au réveil… 1200m de dénivelé cumulé sur 7km ! Il n’y a pas de chemin, juste quelques traces de peinture façon GR sur les rochers. En guise de réconfort, au pied du Col de la Balme (2190m) et au milieu de nul part, le chalet du glacier propose de vrais bons chocolats chaud réconfortants. Un pur bonheur. Bon, ok… ça m’a valu une hypoglycémie puis une hyperglycémie par rebond mais ça en valait vraiment la peine.

 

Un dernier au revoir au glacier de Trient et au chamois qui le surplombait. C’était un endroit magique. On s’est fait plaisir sur les 10 derniers kms en accélérant un peu, en se laissant aller jusqu’au Mont-Blanc,…incroyable, la cerise sur le gâteau.
4 jours autour du Mont-blanc, 153kms pour 9400 m de dénivelé cumulé, 33h de marche et course, 7 copains, des larmes, des rires, des courbatures, beaucoup d’émotions, la vraie vie quoi…

David Limousin

ANNEXES

AJD : Site de l’association d’aide aux jeunes diabétiques
Blog Perso : https://diabete-trailrunning.com/
Lien de la vidéo : https://diabete-trailrunning.com/2015/07/29/tour-du-mont-blanc-en-4-jours-153kms-9400md/
Site Type 1 Running Team : http://www.type1runningteam.org/

TRACES STAVA :

Jour 1 : https://www.strava.com/activities/346673111
Jour 2 : https://www.strava.com/activities/346673228
Jour 3 : https://www.strava.com/activities/346673268
Jour 4 : https://www.strava.com/activities/346674522

 

TOUR DU MONT BLANC EN 4 JOURS – 153KMS 9400MD+

Il y a des choses qui se racontent, d’autres non. Le Tour du Mont-Blanc en fait parti. Il suffit simplement de se laisser transporter par le vide qui nous entoure, par le vent qui souffle et par le magnifique tableau qui se dresse devant nous.

Un périple de 4 jours avec 6 membres du Club Asphalte 94, 153kms de montagne avalés et 9400 mètres de dénivelé cumulé. Ca fait mal aux cannes mais ça fait du bien de passer ces bons moments entre amis..

Merci aux Traileur de l’Asphalte 94 d’avoir partagé ces très bons moments de fatigue ensemble :
Farid, Christophe, Marco, Thierry, Guillaume, Arnaud

 

Itinéraire Bison futé :
Jour 1 : 45kms 3500mD+ (France)
———— Col de Voza, Variante Mont Joli, Col de la fenêtre, La Balme, Col du Bonhomme, refuge du bonhomme

Jour 2 : 45kms 2500mD+ (France – Italie)
———— Tête Nord des Fours, Col de Seigne, Lac Combal, Plan Cherouit, Courmayeur, Col Bertone, Refuge Bonati

Jour 3 : 37kms 1500mD+ (Italie – Suisse)
———— Grand Col Ferret, La fouly, Praz des Fort, Champex, Refuge Bon abri

Jour 4 : 26kms 1900mD+ (Suisse – France)
———— Variante Fenêtre d’Arpette, Col de Balme, Le tour, Chamonix