CR – TRAIL – LE CASTOR FOU 24KMS

Le départ du trail du Castor fou s’est déroulé à Vauhallan samedi 14 Juin à 18h20. L’ambiance était géniale et électrique. On a eu droit à une montée en pression progressive grâce aux concerts et à une retransmission en direct de la course sur écran géant ! Le Castor a mis les petits plats dans les grands pour cette 18° édition, qui compte pour le championnat d’Ile de France de course nature !

C’est la glycémie qui choisit…

Depuis ma dernière sortie longue, qui m’a permit de régler mon débit basal au plus juste pendant l’effort d’endurance, j’ai ressenti comme une sorte de « burn out » au niveau des cuisses. Pas question alors de prendre un risque cette semaine et d’aller faire la gazelle. C’est la première fois que je me sent épuisé physiquement à cause du surentrainement. J’ai donc fais un break de quatre jours afin de reprendre au mieux le jeudi soir pour une séance de fractionné Long (5 x 800m) puis pour un léger footing de récupération la veille de la course.

Pendant ces quatre jours, c’était du grand n’importe quoi ! Je n’avais pas imaginé que le sport régulait mon corps à ce point… ! Ma glycémie était montée incroyablement. Plus rien n’était régulé. Ma pompe ne fournissait donc pas assez d’insuline pour pallier au manque de sport, et chaque matin, je me réveillais en hyperglycémie. Bien sur, en régulant avec de l’insuline j’enchainais par une petite hypoglycémie ! Juste de quoi avoir une forme Olympique quelques jours avant un trail… :/

Il fallait absolument que j’aille courir ! C’était devenu nécessaire.

Le mercredi matin j’appelle alors ma diabétologue  et je lui explique le problème. Elle me conseil d’augmenter le débit basal de ma pompe à 0,75u/h et d’augmenter aussi mes bolus aux heures des repas. Le traitement n’est pas du tout le même dans la vie réelle par rapport à l’hôpital où tu as la chance de te faire pomponner tous les jours et où le stress est inexistant ! La belle vie quoi…

Jeudi je retourne au stade pour la séance de fractionné long. La séance s’avère plutôt courte (7x 800) mais au bout de la cinquième répétition, me voilà rattrapé par cette semaine chaotique ! Plus de jus dans les jambes... Je décide de stopper ma séance et de garder le peu de force qu’il me reste pour aller au bout des 24kms du Castor Fou dont voici un succin compte rendu.

Compte_Rendu_Castor_Fou '14

Compte rendu : Castor Fou – 24kms

Dur dur d’être un castor.

A première vue et en discutant avec d’autres coureurs autour de moi, j’avais bien remarqué que le format 24kms du Castor fou était un trail exigeant, technique et très boueux. Au départ de la course, le speaker nous prévient : « Attention, les 10 premiers kilomètres sont très roulants donc ne vous enflammez pas trop ! La course commence véritablement au 12ème kilomètre avec une partie très technique et sans récupération possible jusqu’au 18ème kilomètre. 20 montées/descentes s’enchainent et le terrain est boueux… méfiez-vous. Il fait chaud et il n’y a que deux ravitaillements donc gérez bien vos ressources liquides et solides… ».

En bon dromadaire, j’avais prévu le coup ! Étant donné que je ne tenais pas une grande forme depuis une semaine, j’ai mis toutes les chances de mon côté en buvant suffisamment d’eau (1,5 l/jour) pour éviter de se déshydrater dès les premières côtes et avoir des crampes. Au départ de la course il faisait un bon 20°C. Il faisait chaud mais il y avait un vent frais agréable.

BrooksCastorFou

Brooks 0 – 1 Castor fou

Les cinq premiers kilomètres ont été très rapides comme l’avait dis le speaker. Je suis partis dans le peloton de tête à la 25ème position environ, sans aucune trace de terre sur les brooks. J’aime bien me placer derrière les premiers dès le début, ça donne le ton.. même si je sais très bien que je vais lâcher un peu plus tard ! Jusqu’au 12ème kilomètre le terrain est assez roulant. On traverse de longues plaines en plein soleil ce qui permet à tous de bien dérouler. J’avais bien calculé mon coup avec les ravitaillements. Je me suis permis de faire la course avec un minimum d’équipements. Pas d’eau. Juste une pâte de fruit au cas où je ferais une hypo’ (Ça peut arriver à tout le monde…).

Le ravitaillement au 7ème kilomètre arrive vite mais je suis quand même heureux de pouvoir me balancer un verre d’eau dans le visage ! Il fait chaud… Je débranche ma pompe à insuline à ce moment là par peur que ma glycémie descende trop rapidement. Malgré quelques côtes raides en forêt, j’arrive à caser 12km800 en une heure d’effort. Un peu en deçà de ce que je voulais faire mais bon… n’est pas castor qui veut !

Déjà bien entamé, je me suis mis à me souvenir de ce que le speaker avait dis aux coureurs au niveau de la boue. Effectivement, à compter du 13ème kilomètre, un il avait de la boue. Mais parfais c’était limite si il ne fallait pas y aller à la nage… Les premières flaques on essaye de faire attention à ne pas trop saccager les Brooks et puis celles d’après on y va carrément en dos crawlé :D. Et ça, c’est bonus !

Les 4 kilomètres suivants sont une succession de montées/descentes ultras cassantes. Impossible de récupérer ! Je me suis maintenu entre 6″26 et 7″22 /km en avançant machinalement comme un robot derrière un autre coureur. Tout le monde me doublais, c’était le festival. J’avais comme une impression de revivre les mêmes moments qu’à l’écotrail : En côte je perdais du temps et sur les parties roulantes ça déroulait !

Au final je m’en sors tant bien que mal puisque j’arrive à sortir de la fôret sans me prendre les pieds dans les racines comme beaucoup d’autres coureurs l’on fait… . Le ravito au 17ème kilomètre arrive au bon moment, j’ai besoin de forces. Un bon verre d’eau sur le visage, un autre dans le gosier, un grand sourire aux supers bénévoles et quelques oranges me redonnent du pep’s pour reprendre un bon rythme. Je me retrouve à ce moment là avec un coureur de fond et justement il était temps de se faire plaisir sur du « plat ». On se tire un peu la bourre. Ça fait du bien de retrouver ses jambes !

ProfilCastorFou

Castor Fou 2014 – Profil de la course 24Kms

A partir du 20ème kilomètre et Jusqu’au bout de l’épreuve, je reste dans la roue des mêmes coureurs et on a une moyenne à 4″50/km. C’est que du plaisir, le plus dur est fait.

Au dernier kilomètre, je m’arrache et je me cale en 4″18/km pour gratter encore une dernière place au classement pour passer la ligne d’arrivée en 2’06″09 à la 65ème position / 592 arrivants (25 SeH).

Ni une, ni deux, je me fais une petite glycémie pour voir si je suis dans le rouge ou pas. Verdict : 1,74g/dL. Comme quoi j’ai bien fait d’arrêter ma pompe vu l’intensité de la course. J’ai quand même avalé 3 morceaux d’orange, 1 gel énergétique et 1 barre de céréales. Ma principale erreur aura été de ne pas faire de bolus avant de me jeter comme un morfale sur le ravitaillement à l’arrivée… 2h plus tard, ma glycémie était remontée à 3,02g/dL…pas terrible !

Les choses à retenir : Le principal dans une course comme celle-ci est de se faire plaisir : partir comme on le sent, marcher quand les côtes sont raides et surtout s’écouter. Il y a un moment où j’ai levé le pied car j’avais pris un rythme trop élevé. Sur une course comme ça, ça va…mais sur mon objectif de juillet, ce sera plus compliqué. Côté diabète, il est tout a fait possible de devoir mettre de côté sa pompe à insuline pendant un effort intense car cet effort suffit à faire descendre rapidement le taux de sucre dans le sang malgré les glucides avalés. Cependant, il ne faut pas oublier de se faire un bolus avant de se jeter sur le ravitaillement et de finir en hyperglycémie plus tard !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s